COURAUD Raymond, Jack, William

alias Captain Lee J. W.

Raymond Couraud naît le 12 janvier 1920 à Surgères en Charente-Maritime.

Le 19 mars 1938 à 18 ans, il s’engage dans la Légion étrangère pour 5 ans sous une fausse identité belge.
En mars 1940 il est affecté à la 13ème Demi Brigade de Légion Étrangère, 5ème Compagnie.

Narwik avec la 13e Demi Brigade de Légion Étrangère

Du 9 mai au 8 juin 1940 Raymond avec son unité prend part aux combats de Narvik en Norvège. Il y obtient une citation à l’ordre de l’armée pour avoir volontairement délogé d’un rocher escarpé à coups de grenades, deux allemands qui gênaient la progression de son unité.

Retour en France

Après la Norvège, il rejoint le dépôt de la Légion de Fuveau près de Marseille. L’armistice venant d’être signé, il est avec ses camarades en attente de rejoindre une affectation en Afrique du Nord. Ne voulant pas se résoudre à ce sort, au risque d’être à l’écart des combat de libération de la France, il déserte de légion.
Il tente une première fois de rejoindre la Grande Bretagne. Suite à cette tentative manquée, il est incarcéré d’août à décembre 1940 au fort Saint Nicolas à Marseille.
Il est finalement libéré par celle qu’il venait de rencontrer à Marseille, une riche américaine Mary Jayne Gold. Avec l’aide de celle-ci, entame une tentative de traversé des Pyrénées pour rejoindre Londres via l’Espagne. Finalement il y renonce arrivée en Espagne pour finalement retrouver Mary Jane Gold qui l’enrôle dans sa mise en place d’une filière d’évasion qu’elle met en place à Marseille avec un autre américain Varian Fry.
Durant plusieurs mois il entretient une relation amoureuse avec Mary Jayne et devient l’homme de main de la filière d’évasion Marseillaise du nom de American Emergency Escue.

Départ pour l’Angleterre

En avril 1941, deuxième tentative d’évasion où Raymond passe les Pyrénées et se présente au Consulat britannique de Barcelone. Arrêté dans la gare de Madrid, il est interné 4 mois à Miranda.
Pendant ce temps, étant déserteur de la légion, il est condamné par le Tribunal militaire de Marseille à 10 ans de prison.

Raymond arrive en Angleterre le 12 octobre 1941. Il rejoint les FFL et est affecté au B.C.R.A. où il est intégré à la section Buckmaster du S.O.E. Il nommé sous-lieutenant avec le nom Jack William Raymond Lee en Décembre 1941.

Durant les premiers mois de 1942, Il effectue divers stages dont le brevet parachutiste à Ringway.

Opération CHARIOT

28 Mars 1942 Raymond est le seul français libre à participer au raid de commando sur Saint-Nazaire, où il est blessé aux jambes, l’obligeant à passer plusieurs mois à l’hôpital de Falmouth.

Opération SOE

En août 1942, Raymond est déposé par bateau près de Cannes. Il rejoint Narbonne en train où il attend une correspondance pour Toulouse où on l’attend. Repéré sur le quai, il est forcé pour s’enfuir de neutraliser trois policiers de Vichy en civil. Il rejoint Barcelone à pied, puis Lisbonne. Ne pouvant plus opérer en France, il est contraint de quitter le S.O.E.

Le Special Air Service

En janvier 1943 Raymond est affecté au 62ème commando de Bill Stirling (frère de David Stirling) qui rejoint Philippeville qui devient la base régimentaire du nouveau 2nd SAS en mai 1943. Raymond aide Bill Stirling au recrutement difficile des recrues et va permettre d’enrôler une cinquantaine de français dont le lieutenant de Sablet, puis une bonne part de légionnaire.

Publiée le , par Vigie, mise à jour

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Portfolio

Raymond Couraud à Marseille début 1941
Mary Jayne Gold au centre et a sa droite Raymond Couraud, alies “Killer,” au début de leur relation. A cette époque il est déserteur de la légion et homme de main pour l’American Emergency Rescue Committee.

Sources - Liens

Service historique de la Défense, GR 16P 147005
Roger Flamand "L’inconnu du French Squadron", édité à compte d’auteur, 1983.
"Marseille années 1940" de Mary Jayne Gold. Edition Phébus, 2001.
"La liste noir" de Varian Fry. Edition Plon, 1999.